Quelles sont les intentions profondes derrière votre désir de changer d’air?

Comment savoir ce qui nous rend vraiment heureux au travail? Cet article paru au début de mars et signé par mes collègues Éric Damato et Fanny Smolsky, m’a grandement interpelé. Il faisait référence à la souffrance ressentie lorsqu’un besoin n’est pas comblé ou à l’ennui qui s’installe parfois après qu’un besoin qui a été comblé ait procuré une certaine satisfaction. Je reconnais là le fonctionnement humain et je ne pose aucun jugement sur cet état de fait.

En même temps, je m’interroge sur le cheminement que nous pouvons faire en tant qu’individu pour toucher à l’intérieur de soi ce qui nous rend vraiment heureux, de façon plus durable.

Le travail du coach est de permettre à son client de faire du sens. Ceci s’inscrit dans « ÊTRE – FAIRE – DEVENIR ». Une démarche de coaching suppose donc que la personne coachée, qui cherche à être plus heureuse personnellement et professionnellement, soit interpelée sur sa motivation profonde à entreprendre quelque changement que ce soit.

À titre d’exemples, les questions suivantes invitent à considérer les intentions plus profondes derrière un désir de changer d’air.

• En quoi est-ce important pour moi d’effectuer cette transition?
• À quel besoin fondamental je cherche à répondre en allant vers ce changement?
• Qu’est-ce que cela va nourrir?
• Jusqu’où suis-je prêt à aller pour répondre à qui je suis vraiment?

Ce sont là des questions, simples en apparence, qui explorent la véritable intention de changement. L’accompagnement en coaching peut s’avérer très utile pour soutenir activement ce questionnement. L’individu qui se sent un peu « coincé » dans son rôle peut penser que les responsabilités qu’il assume ne lui conviennent plus. À la limite, il peut même conclure que l’organisation pour laquelle il travaille ne correspond plus à ses aspirations. Y aurait-il d’autres options de réponse?

Un accompagnement en coaching lui permettra peut-être de réaliser qu’il souhaite se positionner différemment dans son rôle de gestion. À la limite, ce changement peut être souhaitable non seulement pour ses employées et employés, mais également pour l’entreprise. Dans la mesure où son organisation est ouverte au changement, il devient alors précurseur de nouvelles façons d’être et de faire. Une conclusion dont toutes les parties sortent gagnantes!

Cette situation n’est, bien sûr, qu’un exemple des réponses qui peuvent émerger face aux questions qui nous habitent dans notre désir d’évolution. Comme on sait que la réelle motivation vient de l’intérieur de soi, n’est-ce pas dans cette direction que nous devrions aussi nous tourner lorsque les malaises surviennent?

Je ne suis pas en train d’affirmer ici que la seule option qui existe face à la remise en question d’un ou d’une gestionnaire est « reste et fais autrement ». J’invite simplement la lectrice ou le lecteur à considérer la situation dans une perspective plus large :

• Au-delà de l’environnement, au-delà des gestes posés quotidiennement, à quoi je souhaite contribuer?
• À partir du moment où je suis « aligné » avec cela, quelle place y a-t- il dans mon organisation pour aller dans cette direction?

Il y a là matière à trouver une profonde satisfaction à être, faire et devenir, justement ce pourquoi je suis là!